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Wikipedia : de nouvelles pages dans l'Encyclopédie grâce aux ateliers

Deux ateliers Wikipédia ont eu lieu aux Archives départementales les 19 mars et 30 avril derniers. Grâce aux contributions des participant(e)s, des femmes tourangelles qui ont marqué l'histoire locale ou nationale ont gagné en visibilité dans l’Encyclopédie : elles ont dorénavant leurs pages. Bravo et merci !

Qui étaient France Darget, Bernadette Delprat, Marcelle Delaunay, Odette Aicardi, Louise Pauline Malet de Coupigny, Colette Lecointre,  ou Marguerite Brandon-Salvador ?

France Darget Savarit (poétesse et dramaturge)

France Darget Savarit, née Thérèse Louise Darget le 26 décembre 1886 à Pontivy et morte le 26 août 1965 à Limeil-Brévannes (Val de Marne) est une femme de lettres française très célèbre à la Belle-Epoque dans le milieu artistique tourangeau et parisien. Ses parents s'établissent en Touraine  à partir de 1895, date à laquelle son père est nommé  chef d'escadron eu 5e régiment de cuirassiers de Tours. France Darget est une enfant prodige :  à 13 ans, elle est considérée comme la plus jeune poète du siècle. Ses oeuvres y compris les plus précoces sont publiées dans la presse locale tourangelle comme Le Messager, le Journal d'Indre-et-Loire, les Affiches tourangelles. Les lecteurs de la presse la découvre, l'apprécie et le font savoir dans des lettres élogieuses publiées.  France Darget excelle dans la poésie de circonstance, anime galas de bienfaisance et manifestations culturelles.

Bernadette Delprat (cantatrice)

Bernadette Delprat, née le 7 décembre 1901 à Tours et morte le 27 février 1971 à Créteil, est une artiste lyrique et soprano française. Elle a connu une carrière nationale et internationale.

Elle apprit le chant pendant la guerre de 1914 grâce à un baryton de l'Opéra de Bordeaux mobilisé. elle enseigne à son tour la musique lorsqu'en 1931, à la suite d'un concert qu'elle donne à Tours, elle est remarquée par le directeur de l'Opéra Comique de Paris, qui lui propose un engagement. Douée d'une grande force de caractère, elle n'hésite pas à chanter sous les bombes pendant la guerre d'Espage. Ayant dû arrêter sa carrière en 1956, elle redevient professeur de chant, partageant son temps entre Paris et Tours, transmettant à ses élèves l'émotion qui soit accompagner l'interprétation.

Marcelle Delaunay (résistante française)

Marcelle Delaunay,  née le 30 juillet 1919 à Rivarennes est une résistante française. Elle est aussi connue sous le nom de Marcelle Delaunay Favreau, ou de Marcelle Favreau après son mariage. Elle a fait partie du réseau B.O.A. -Action et participait aux opérations d’atterrissage. Arrêtée par la Gestapo le 3 mars 1944 à Rivarennes, elle est détenue à Tours et a Romainville avant d’être déportée à Ravensbrück le 18 avril 1944, puis transférée à Flossenburg début juin de la même année. Libérée avec les autres membres de son Kommando par des partisans polonais début juin 1945, elle est rapatriée en France par les Américains. 

Elle est décédée le 13 janvier 2008 à Azay-le-Rideau. 

Odette Aicardi (botaniste et bryologue-spécialiste de la classe des mousses)

Odette Aicardi est née à Versailles le 1er mai 1931, elle est la cadette d'une famille de neuf enfants. Après des études au lycée de Versailles puis à l'Ecole Normale Supérieure de l'Enseignement Technique (ENSET), elle obtient le Certificat d’Aptitude Professionnelle à l’Enseignement Technique et devient professeur de sciences physiques tout d'abord à Quimper au lycée Paraclet puis à Tours au lycée Choiseul (1971), au lycée Grammont (1972-1991).
Odette Aicardi montre très vite un intérêt pour la botanique (inventaire de plantes protégées) et participe, d'abord, à la collecte en Indre et Loire puis contribue à l'inventaire de la bryoflore française à partir de 1991 jusqu'en 2008. Elle est membre de différentes sociétés savantes.
Elle est décédée le 11 juillet 2008 à Clamart.

@Wikimedia commons

 Louise Pauline Malet de Coupigny, madame de Clocheville (fondatrice de l'hôpital pour enfants Gatien de Clocheville)

Louise Malet de Coupigny, comtesse de Clocheville est la fondatrice au 19ème siècle de l’hôpital de Clocheville, l’hôpital pour enfants bien connu des Tourangeaux. Elle a eu le malheur de perdre son fils unique Gatien, âgé de 19 ans et atteint de tuberculose, le 31 octobre 1853. Ce dernier lui demande, sur son lit de mort, de consacrer une partie de sa fortune à établir un hospice pour enfants pauvres et malades. Louise Malet de Coupigny va mettre toute son énergie dans ce projet.

En 1856, elle acquiert à cette fin un immeuble sur le boulevard Béranger, l’hôtel de la Cour-des-Prés. Comme il est occupé par la division militaire de Tours, elle ne peut le récupérer et entreprendre les travaux d’aménagement qu’en 1880.

En 1869, elle rédige son testament en faveur de son fils adoptif Gaston Pailhou. Elle y ajoutera des codicilles par lesquels elle fait un legs très important à la ville de Tours, dans un but humanitaire.

En août 1881, elle inaugure le nouvel hospice, nommé alors « asile Gatien de Clocheville ».

En 1882, elle achète un immeuble voisin (La Calandre) qui va permettre d’agrandir l’hospice.

Elle meurt en 1884, sans voir le développement de son projet, mais son fils adoptif continuera son œuvre et donnera une forte extension à l’hôpital. A sa mort en 1893, c’est la ville de Tours qui poursuit le projet. Le 1er janvier 1952, la ville confie au CHRU la gestion de l’hôpital.

Grâce à la générosité de cette femme, près de 15 000 enfants sont hospitalisés chaque année et 65 00 accueillis en consultation externe.

Colette de Saint-Seine, née Lecointre (éleveuse, sélectionneuse d'animaux)

Colette de Saint-Seine est née le 19 novembre 1920 à Saint-Symphorien (Tours). Elle est une éleveuse-sélectionneuse d'animaux. Fille unique, elle baigne depuis son enfance dans les activités de ses parents et suit la voie de sa mère qui s'intéresse particulièrement aux lévriers dans leur domaine du château de Grillemont, situé à La Chapelle-Blanche-Saint-Martin. Elle se tourne vers l'élevage des whippets et organise avec sa mère des courses. Elle s'intéresse également aux chèvres et, avec un noyau d'éleveurs, composé de beaucoup de femmes, reprend l'élevage caprin en Touraine, sélectionnant les bêtes et les présentant aux comices agricoles du département.

Elle est décédée le 17 septembre 2017 à l'âge de 96 ans.

Marguerite Brandon-Salvador  (haute personnalité du judaïsme, femme de lettres, militante pour l'égalité des sexes)

Élisabeth Ashton Noëmie Marguerite Brandon dite Marguerite Brandon-Salvador, née Salvador, le 25 mai 1846 à Neuilly-sur-Seine, et morte à Ballan-Miré en 1925, est une haute personnalité du judaïsme : femme de lettres, philanthrope et militante pour l'égalité des sexes dans l'organisation du culte, elle fut l'une des fondatrices en 1907 de l'Union libérale israélite de France. Elle est la première femme en France (avec Clarisse Eugène Simon) à être vice-présidente d'une synagogue. Elle mène une action caritative importante basée sur sa propriété de La Commanderie à Ballan-Miré.

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