Une nouvelle acquisition : le fonds du maître-verrier tourangeau Pierre Petit (1910-1985)
Une trentaine de croquis préparatoires et de cartons de vitraux réalisés à la gouache par l'artiste tourangeau Pierre Petit viennent d’être mis en ligne dans notre base iconographique Collections de Touraine (141Fi* pour voir l'ensemble du fonds).
La plupart des croquis ne sont pas identifiés et étaient destinés à des projets de fresques ou de vitraux. Ils témoignent de la passion de leur créateur pour les motifs inspirés de la nature, comme les fleurs et les poissons, mais également les thèmes humanistes, par exemple à travers des scènes de vendanges.

Pierre Petit (1910-1985)
Né à Tours en 1910, ce fils de menuisier rentre en apprentissage à 13 ans chez un maître verrier tourangeau. Conjointement, à l'âge de 16 ans, il prépare à l’École des Beaux-Arts de Tours le concours d'entrée à l’École Nationale des Arts décoratifs où il obtient son diplôme.
Agé de 25 ans et de retour en Touraine après le service militaire, il se consacre totalement à la peinture. En 1949, il reçoit le prix Hallmark et le prix de la Peinture contemporaine. Parallèlement, il poursuit son œuvre de vitrailliste. En 1972, il est nommé Meilleur Ouvrier de France avec « la création du monde », un projet de vitrail destiné à la cathédrale de Troyes. Avec les verrières de la Sainte-Baume en Provence, il réalise son plus important chantier, qu’il surnomme « sa grande cathédrale de lumière ».

En Indre-et-Loire, on lui doit notamment une verrière représentant Notre-Dame de Boulogne à l'église Sainte-Marie-Madeleine à Azay-sur-Cher en 1944, une grande icône de la Vierge à l'église Saint-Pierre-ès-Liens à Monts et un vitrail de Saint-François-de-Paule à l'église éponyme à Tours en 1958, dont nous conservons le carton. Il est l'auteur d'un vitrail et d'une fresque à la Grande Bretêche à Tours consacrés Marie Poussepin à la fondatrice de la congrégation. Il réalise également les vitraux du musée du Compagnonnage à Tours en 1975.
Il est reçu compagnon vitrier des Devoirs unis en 1974, sous le nom de « Tourangeau le Disciple de la Lumière ». Son atelier est installé au lieu-dit « Les Petites Mottes » à Sorigny où il apprécie la nature. Très attaché au milieu compagnonnique, il cultive une alliance entre le devoir et la foi. Son œuvre reste inachevée lorsqu’il décède en 1985 d’un accident de voiture.