Une collection de livres du Dr Origet en dépôt aux Archives
Les Archives d’Indre-et-Loire viennent de recevoir à titre de dépôt, une collection d'ouvrages ayant appartenu au Docteur Jean Origet (1749-1828). Ils avaient été donnés au Centre hospitalier de Tours par un descendant du médecin.
L'ensemble est composé de 18 ouvrages de médecine datés du 18e siècle. Ces documents ont rejoint les archives déjà déposées par le Centre hospitalier aux Archives départementales (consulter le fonds H-dépôt 4). Ils seront communicables sur autorisation du directeur des Archives départementales (cotes Hdep4/Z8/1 à 18)
Jean Origet (1749-1828)
C'est à Limoges que naît Jean Origet le 6 octobre 1749. Elevé chez les Jésuites, il ne manifeste aucune attirance pour l'ordre religieux malgré des sollicitations familiales.
Il choisit tardivement des études de médecine et se rend en 1770 à Montpellier, où il est reçu docteur le 1er février 1773. Il est agrégé en 1775 au Collège royal de médecine de Limoges et se lie avec l'intendant de la généralité, Marius d'Aine, qu'il suit en 1787 quand celui-ci quitte le Limousin pour la généralité de Tours.
A Tours, il devient médecin du dépôt de mendicité de la province et médecin des épidémies. Le 17 octobre 1790, le docteur Origet devient membre de la Société Royale de Médecine de Paris et en 1794, médecin de l'Hôtel-Dieu de Tours.
En janvier 1801, il réunit plusieurs de ses confrères pour établir les bases coinstitutives de la Société médicale d'Indre-et-Loire. Jean Origet en devient le vice-président.
Avec Jean Simon, curé de la cathédrale, il reconstruit l'ancien Hôtel-Dieu de Tours. L'oeuvre a essentiellement un but charitable : les malades y reçoivent gratuitement les soins du docteur Origet et du chirurgien Tonnelé.
Président d'honneur et doyen de la Société médicale d'Indre-et-Loire, il décède à Tours le 12 mars 1828 ; il est inhumé au cimetière Saint-Jean-des-Coups (à l'emplacement de l'actuel parc Mirabeau). Un monument funéraire est inauguré le 9 décembre 1828 en hommage à "celui qui, non content des soins utiles et affectueux qu'il prodiguait à ses malades, aidait encore les pauvres de ses conseils et de sa bourse".