Ce portail est conçu pour être utilisé sur les navigateurs Chrome, Firefox, Safari et Edge. Pour une expérience optimale, nous vous invitons à utiliser l'un de ces navigateurs.

La bonne société tourangelle dans les albums de la famille Monnoyeur-Bergerat

En 2019, les Archives départementales d’Indre-et-Loire ont acquis deux albums photographiques de la seconde moitié du 19e siècle, ayant appartenu à la famille Monnoyeur-Bergerat, actuel concessionnaire français des machines Caterpillar. Ils sont en ligne sur Collections de Touraine.

Vues générales des albums (crédits Michaël Beigneux – Laurence Poirier) - Le premier album de chagrin noir monogrammé « MB » en lettres argentées et le second, de basane bordeaux avec un écusson métallique, comprennent des glissières destinées à accueillir des photographies dites « cartes de cabinet » et « cartes de visite ».

La vogue de la photographie « carte de visite »

Ces formats standardisés, inventés en 1854 par le photographe parisien Eugène Disdéri sont un succès commercial. Grâce à un châssis permettant des prises de vues simultanées allant jusqu’à huit images ensuite tirées par contact sur papier albuminé et contrecollées sur carton, le photographe réalise une considérable économie de moyens et une baisse des coûts qui permet un réel essor des ventes. La photographie, au départ réservée à l’aristocratie, touche alors la classe émergente. Le fait d’obtenir des clichés multiples rend possible au client de les distribuer dans sa famille et dans son cercle social. Les albums permettent de compiler ces cartes, mais également de les donner à voir car ils trônent souvent sur un lutrin au domicile de leurs propriétaires.

---------------------------------------

Si une grande partie des images des albums provient d’ateliers parisiens, au moins un tiers des 233 photographies a été réalisé à Tours à partir des années 1860, ce qui témoigne du dynamisme du métier au niveau local. On retrouve notamment deux des trois premiers photographes de la ville : Maurice et Bailly (1857) et Gabriel Blaise (1859), mais également les grands noms de l’époque : Constant et Charles Peigné, Eugène Chauvigné, Fernand Larippe

Ce site utilise des cookies techniques nécessaires à son bon fonctionnement. Ils ne contiennent aucune donnée personnelle et sont exemptés de consentements (Article 82 de la loi Informatique et Libertés).

Vous pouvez consulter les conditions générales d’utilisation sur le lien ci-dessous.

En savoir plus