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Deux résistantes et déportées tourangelles entrent dans Wikipédia

Les ateliers Wikipédia "Illustres inconnues de Touraine" organisés par les Archives d'Indre-et-Loire ont permis de publier pour le moment 8 articles. 

Merci à nos contributeurs et contributrices d'avoir amélioré la visibilité dans l’Encyclopédie, des femmes tourangelles qui ont marqué l'histoire locale ou nationale. 

Nous vous présenterons régulièrement les biographies qui ont été mises à l'honneur lors de nos deux éditathons. 

Raymonde Delalande, épouse Sergent (1903-1943)

Raymonde Delalande est née le 18 août 1903 à Saint-Martin-Le-Beau. Après son certificat d'études, Raymonde travaille à Paris en tant que serveuse dans un restaurant. Le 26 septembre 1925, elle épouse à Paris, Paul Alphonse Eugène Sergent, boucher, né à Bléré. En 1927, le couple revient à Saint-Martin-le-Beau pour y tenir un hôtel-café-restaurant. Une fille naît de leur mariage.

 

Avant-guerre, Raymonde et son époux adhérent au parti communiste français et à la Confédération Générale du Travail Unitaire (CGTU).

Sous l’occupation, Raymonde Delalande dissimule des documents confidentiels entre la charpente et les ardoises et dans le double fond du billard. 

Dès juillet 1940, alors que son mari est prisonnier de guerre en Allemagne, Raymonde Delalande, surnommée Le Rossignol, entre dans la Résistance en faisant passer des tracts et journaux communistes. Puis à partir de l'automne 1940, elle intègre une chaîne grâce à laquelle des prisonniers de guerre évadés, des résistants et des juifs gagnent la zone sud. Raymonde héberge ces personnes, les nourrit et les informe sur les trajets à suivre.

Dénoncée, elle est arrêtée et libérée à deux reprises : la première fois le 6 juin 1941 avant d'être libérée le 6 août, la seconde fois le 12 avril 1942 et est libérée le 26 juillet. Le 23 septembre 1942, elle est de nouveau arrêtée et conduite à la prison de Tours, qu'elle quitte le 7 novembre 1942 pour le Fort de Romainville. Le 24 janvier 1943, elle est l'une des 200 femmes déportées par le convoi des 31000 en direction d'Auschwitz. Elle arrive le mercredi 27 janvier 1943 au camp de femmes de Birkenau.

Raymonde Delalande meurt le 30 avril 1943. Elle est la dernière des tourangelles du convoi à décéder. 

A Saint-Martin-Le-Beau, une rue porte le nom de Raymonde Sergent née Delalande, une plaque est apposée sur un mur de sa maison natale, son nom a aussi été donné à une salle municipale et à une résidence.

 Rachel Lacordais, épouse Deniau (1899-1943)

Rachel Lacordais naît le 1er mai 1899 à La Croix-en-Touraine. En 1921, elle épouse Paul Deniau, ouvrier et devient factrice des postes à Amboise.

 

Elle intègre une filière de la Résistance, fait passer des lettres clandestinement en zone Sud et aide des prisonniers de guerre évadés à franchir la ligne de démarcation. Son mari n'est pas au courant de ses activités. Suite à une dénonciation, la filière est démantelée le 10 septembre 1942 par la Gestapo de Tours. Le lendemain, elle est arrêtée, et enfermée en compagnie des autres membres de la filière à la prison de l’École Michelet à Tours avant d'être envoyée au fort de Romainville le 7 novembre. Elle est déportée à Auschwitz le 24 janvier 1943 dans le convoi dit des 31 000, et internée au camp des femmes de Birkenau, où elle meurt du typhus  le 10 avril 1943 (date incertaine).

Son nom a été donné à une rue de la commune de La-Croix-en-Touraine et est inscrit sur la stèle aux Déportés érigée par la ville d’Amboise.

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