81J - Fonds Robert et Jack Vivier (1794-1978)

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Cote/Cotes extrêmes

81J (Cote)

Date

1794-1978

Importance matérielle

2,8 m.l.

Localisation physique

AD37 - site de Chambray-lès-Tours

Origine

Vivier, Robert (Indre-et-Loire)

Origine

Vivier, Jack (Indre-et-Loire)

Présentation du contenu

Pour la préparation de son étude sur l'Indre-et-Loire sous l'occupation allemande, 1940-1944, publiée en 1965 sous l'égide du Comité d'histoire de la Seconde Guerre mondiale, Robert Vivier avait rassemblé les papiers de ces différentes provenances qui pouvaient lui être utiles, de telle sorte que, dans ce que l'on appelait le « fonds Vivier », se trouvaient tout à la fois des archives officielles, de caractère public, et des documents recueillis par lui dans le cadre de l'action entreprise par la Commission d'histoire de l'occupation et de la libération de la France, créée en octobre 1944, qui fusionna en décembre 1951 avec le Comité d'histoire de la guerre pour devenir le Comité d'histoire de la Seconde Guerre mondiale, dont il resta le correspondant départemental.

Le contenu originel du « fonds Robert Vivier » recouvrait plus ou moins celui dressé par l'ancien préfet dans l'état des lieux établi en novembre 1951 à l'intention de la Commission d'histoire de l'occupation et de la libération de la France, et annexé à la lettre mentionnée ci-dessus. Cette liste récapitulait les documents se trouvant déjà aux Archives départementales - Archives allemandes, versements des services préfectoraux et annexes, versements des administrations publiques, d'une part, et documents recueillis de provenances diverses (témoignages notamment), d'autre part - et les projets de collecte à court et moyen terme. Dès cette date donc, on voit que même si le principe de provenance subsistait, l'absence de séries et de cotations figées dès l'entrée des documents (la série W n'existait pas encore) laissait libre cours à des prélèvements dans les dossiers. Ces derniers étaient facilités par le fait que le correspondant de la Commission était installé pour son travail aux Archives départementales, où il bénéficiait de l'assistance d'un agent, Mme Froger . Les liens étroits qui unissaient les archivistes et Robert Vivier pour la réalisation de cette mission expliquent aussi que l'on retrouve dans les liasses constituées à cette date des chemises portant l'en-tête des Archives départementales, et des annotations marginales de la main de J. Massiet du Biest dans de nombreux documents.

Le reclassement du fonds effectué en 1986 eut pour conséquence un premier tri consistant à réintégrer les pièces officielles dans les fonds publics conservés aux Archives départementales d'où elles provenaient, afin de réserver pour le fonds Robert Vivier les seuls documents réunis ou élaborés par lui en tant que correspondant de la Commission d'histoire de l'occupation et de la libération de la France, à quoi s'ajoutaient quelques pièces d'un caractère tout à fait différent, provenant indiscutablement de lui et qu'il fut jugé plus pratique de laisser dans ce fonds.

Les réintégrations ne furent cependant que partielles, et c'est le reclassement de 1994-1996 qui aboutit à une séparation plus nette des documents publics et privés. C'est à cette date que furent retirés du fonds, en particulier :

  • les pièces qui provenaient incontestablement de la série ZA (archives allemandes) bien qu'étant d'origine française, décrites dans l'inventaire précis réalisé par J. Massiet du Biest en 1944-1945, par exemple : note relative au massacre de Maillé (16ZA4), témoignage de Lucien Coldefy, maire de Château-Renault (16ZA6), recueil intitulé « Les Allemands en Indre-et-Loire » réalisé en 1945 par le Commissariat spécial de Tours (16ZA7) ;
  • les documents publics dont l'origine était diffuse dans divers versements mais provenant globalement du cabinet du Préfet furent classés dans le versement « fictif » 66W (0,80 m.l.). C'est là que l'on trouvera par exemple la plupart des documents produits suite au massacre de Maillé (procès-verbal de gendarmerie, billets laissés sur les corps des victimes), dont le versement aux Archives fut précoce et est précisément documenté dans les rapports de J. Massiet du Biest ;
  • les documents relatifs aux destructions, sabotages et reconstructions sur les voies, ouvrages et installations dépendant de la S.N.C.F. furent classés dans le versement « fictif » 67W (0,30 m.l.) ;
  • enfin deux dossiers provenant du Commissariat général à l'information, et relatifs à la diffusion de tracts par avions-volants et ballons lance-tracts, et à la propagande contre l'ennemi dans les pays neutres et alliés (1938-1940), furent remis aux Archives nationales en décembre 1995, où ils furent cotés AF41 991.

On peut donc considérer que le fonds Vivier, désormais coté 81J et dépouillé de l'essentiel des documents publics qui y avaient été intégrés de longue date, ne comporte plus que des pièces rassemblées par Robert Vivier à l'extérieur des Archives, en tant que correspondant départemental de la Commission d'histoire de l'occupation et de la libération de la France et en tant qu'historien. On notera toutefois que certaines liasses contiennent des dossiers constitués par J. Massiet du Biest, tels les dossiers individuels classés par ordre alphabétique des articles 81J16 et 18, qui sont presque entièrement de la main de l'archiviste .

S'y ajoutent la partie du fonds confiée aux Archives à partir de 1979 par le Dr Jack Vivier, qui depuis plusieurs décennies étudie la période 1940-1944 et rassemble des notes de travail ainsi que des documents originaux reçus directement d'anciens résistants ou transmis par leurs familles. Cette partie documentaire au sens strict comprend des biographies de résistants et des comptes rendus d'entretiens. Elle reflète aussi les étapes successives des nombreux ouvrages et articles que le docteur Vivier a publiés.

Conditions d'accès

NC Sur autorisation

Conditions d'accès

Accès sur autorisation préalable du directeur des Archives départementales

Conditions d'utilisation

Reproduction soumise à autorisation du directeur des Archives départementales.

Informations sur le traitement

Classement définitif

Informations sur le traitement

Conditionnement en bon état

Note du chef de bataillon de Chapmeslée sur la mort du chef de groupe FFI Etienne de Joly.

Cote/Cotes extrêmes

81J33 (Cote)

Mode de classement

NUMERIQUE PAR COTE