W - Aéroport de Tours (1955-2014)

Déplier tous les niveaux

Date

1955-2014

Localisation physique

AD37 - site de Chambray-lès-Tours

Origine

Société d'économie mixte de gestion de l'aéroport de Tours (Indre-et-Loire)

Biographie ou Histoire

Une première structure aéroportuaire militaire est construite au nord de Tours en 1938. L'aéroport de Tours-Saint-Symphorien est affecté au ministère de la Défense nationale pour les besoins de l'armée de l'air et à titre secondaire au ministère des Travaux publics, des transports et du tourisme pour les besoins des transports aériens et de l'aviation de tourisme selon l'arrêté du 23 novembre 1955 (cf. 2437W15).

L'aérogare civile de Tours-Saint-Symphorien est construite en 1958 et ouverte à la circulation aérienne publique (commerciale et privée) pour les entreprises du département d'Indre-et-Loire sous la gestion de la Chambre de commerce et d'industrie de Tours. Dans le même temps, des concessions d'exploitation de la zone civil de l'aérodrome sont octroyées. Le texte fondateur publié au Journal officiel du 20 mai 1959 précise dans son alinéa 6 que l'occupation temporaire d'occupation de terrain dépendant du domaine public non constitutif de droit réel porte sur le hall, la salle d'attente, les restaurants, bars, bureaux et commerces.

Une première ligne est ouverte en 1968 reliant Tours à Lyon étendue aux aéroports de Poitiers puis d'Angers. Elle fermera en 2005. Une autre ligne internationale est ouverte en 1974 entre Tours et Londres, exploitée par Touraine Air Transport, TAT. La convention du 18 avril 1974 fixe un vol par jour sauf les samedis et dimanches et au mois d'août. Le prix d'un aller simple était de 325 francs. Le premier appareil mis en service était le NORD262 d'une capacité de 29 places. En raison de l'intérêt économique et touristique de cet équipement, la ville de Tours et le département s'engagent financièrement et l'État contribue également. Les vols sont cependant suspendus fin 1976 - début 1977 pour cause de baisse du nombre de passagers.

L'aéroport de Tours assurae alors essentiellement une aviation d'affaires. A l'instar des aéroports de Poitiers, Châteauroux et Nantes, les autorités locales souhaitent ouvrir l'aéroport de Tours à une clientèle plus large en s'appuyant sur l'attrait économique et touristique de la Touraine, en jouant sur la complémentarité des transports (autoroutes, TGV). Elles s'appuient sur les études lancées sur l'organisation fonctionnel de l'aéroport et sur l'assistance aéroportuaire pour lancer les travaux de réaménagement du site et modifier le mode de fonctionnement du contrôle aérien. En effet, le service d'information AFIS est alors situé dans la tour de contrôle militaire, il est nécessaire de l'implanter dans la zone civile avec l'édification d'une vigie permettant ainsi l'utonomie de trafic et un contrôle spécifiquement civil. Les travaux de réaménagement sont lancés en 1993, développant des zones de services sous forme d'autorisation temporaire (cf. 2437W39-40). Par ailleurs, la société gestionnaire, la SEMAVAL, n'a pas la maîtrise du trafic commercial ni des avions. Le regroupement des moyens matériels et humains avec l'appui financier des institutions locales (chambre de commerce et d'industrie, Ville de Tours et Département d'Indre-et-Loire) assure l'efficience des coûts et la qualité des services. La SEMAVAL est même auditionnée par la commission Douffiagues en 1995 s'inscrivant dans le projet de la desserte aéroportuaire du grand bassin parisien (2437W14). Une ligne low cost est ouverte en 2001 avec l'opérateur aérien Buzz, remplacé en 2003 par la compagnie Ryanair.

Cependant des difficultés financières entraînent la liquidation judiciaire de la SEMAVAL en 2010. La gestion de l'aéroport revient alors à un Syndicat mixte pour l'aménagement de l'aéroport international de Tours (SMADAIT), qui confie la gestion opérationnelle de l'aéroport à un exploitant privé canadien, SNC Lavalin, sous forme d'une délégation de service public. Le matériel d'exploitation est cédé pour l'euro symbolique. L'arrêt des activités de la SEMAVAL est effectif le 30 juin 2010 par une mise en liquidation amiable, un liquidateur est nommé par l'assemblée générale extraordinaire du 29 juin 2010 (cf. 2437W2).

Présentation du contenu

Ces archives rendent compte des missions de la SEMAVAL entre 1992 et 2010 tant au niveau administratif que dans la maîtrise des travaux de réaménagement de l'aéroport. Quelques dossiers antérieurs notamment sur la TAT (2437W15 et 2437W41) reflètent la continuation des actions de développement économique et touristique locales.

Établissement recevant du public, contrôle, programme technique du contrôle des bagages en soute : procès-verbaux de la commission de sécurité, plans.

Cote/Cotes extrêmes

2437W32 (Cote)

Date

1997-2000