W - Ecole primaire (Saint-Hippolyte, Indre-et-Loire), 1903-2010

Déplier tous les niveaux

Date

1903-2010

Localisation physique

AD37 - site de Chambray-lès-Tours

Origine

Ecole primaire (Saint-Hippolyte, Indre-et-Loire)

Biographie ou Histoire

En 1833, le Conseil municipal refuse d'appliquer la loi Guizot sur l'enseignement car la commune dispose déjà d'une école depuis 10 ans. Son instituteur a déjà un logement personnel et il se suffit d'un traitement de 40 francs. Le sous-préfet refuse cette situation et impose l'application de la loi : établissement d'une école (achat ou location) avec logement pour l'instituteur et un traitement de 200 francs. L'instituteur doit également s'engager « à instruire tous les enfants pauvres qui lui seront envoyés ».

En 1844, la municipalité prend la décision d'acquérir un bâtiment pour sa maison d'école. Les garçons et les filles resteront bien séparés dans le bâtiment.

Des religieuses installent une école de filles en 1852, qui durera quelques années.

En 1864, une bibliothèque scolaire est créée.

Une nouvelle école de garçons est mise en chantier en 1878. Face au coût important de son installation, les élus de la commune font appel au député de leur circonscription Daniel Wilson, sous-secrétaire aux finances, en 1880 pour une aide à la réalisation du nouveau mobilier.

La même année, la commune ouvre une école dans le hameau de Vitray. Elle y fera édifier un bâtiment en 1908.

En 1909, la municipalité souhaite entreprendre de nouveaux travaux, notamment pour la réalisation d'un groupe scolaire, sur l'emplacement de l'ancienne école de garçons.

En 1920, l'Inspecteur d'académie propose la création d'une classe enfantine dans l'ancienne école des filles, afin de soulager les deux classes, qui accueillent chacune une cinquantaine d'élèves. Après un premier accord de la municipalité, le projet est plusieurs fois repoussé. Les deux écoles vont jusqu'à accueillir 120 élèves jusqu'en 1936, avant la création d'une troisième classe.

À la fin de la décennie 1920, un couple de jeunes instituteurs est nommé sur la commune, apportant une nouvelle pédagogie, celle de Célestin Freinet.

En 1933, « L'entr'aide scolaire », une coopérative scolaire ouverte à tous les écoliers et anciens écoliers, est créée pour l'amélioration de l'école. La même année, du matériel pour une imprimerie scolaire est acheté à la société « coopérative de l'enseignement laïc » à Saint-Paul (Alpes-Maritimes), et l'autorisation de publication du journal scolaire « L'Aurore » est délivrée par le procureur de la République.

Comme beaucoup d'écoles du département, celle des filles de Saint-Hippolyte accueille des enfants réfugiés pendant les deux conflits mondiaux, 6 filles en 1918, une en octobre 1939, et 4 pendant l'exode en mai-juin 1940. 8 autres jeunes filles viendront s'asseoir sur les bancs de l'école entre 1943 et 1944.

Les écoles seront également marquées par d'autres évènements durant la Seconde Guerre mondiale. L'instituteur est mobilisé en septembre 1939. Il sera remplacé par un enseignant retraité réquisitionné, puis par des vacataires. Le titulaire du poste restera prisonnier de guerre jusqu'en 1945. Les enfants sont engagés à faire des quêtes pour des envois de paquets dans les camps de prisonniers en Allemagne, puis pour les populations sinistrées.

Les classes sont cambriolées par les troupes d'occupation le 21 juin 1940. Les soldats allemands se retirent du Lochois quelques jours après la fixation définitive de la ligne de démarcation dans cette région.

Pendant les combats de Saint-Hippolyte du 27 août 1944, les écoles sont épargnées, mais le bourg est en partie détruit. Les services de l'urbanisme projettent de profiter de la reconstruction pour améliorer les bâtiments scolaires. La troisième classe avait trouvé refuge provisoirement dans la salle de la mairie en 1936. Sa construction qui avait déjà été repoussée en 1939, ne se fera pas avant 1964.

Bien que les noms écoles de garçons ou de filles sont utilisés jusqu'aux années 1970, les classes étaient mixtes pour tous les niveaux dès 1944.

En 2014, l'école est composée de 2 classes avec 51 élèves de cycle 1 et 2. Elle est en regroupement pédagogique intercommunale (RPI) avec les communes de Bridoré et de Saint-Jean-Saint-Germain.

Documents en relation

Sources complémentaires aux Archives départementales :

- T 1173 (cote provisoire, écoles primaires, classement par commune)

- T 1391 (cote provisoire, écoles primaires, classement par commune, registres matricules école de garçons 1929-1945, registre de comptes coopérative scolaire, factures)

- 1181W (Fonds de l'école primaire de Saint-Hippolyte)

- 2316W (Fonds de l'école élémentaire de Bridoré)

- 2317 W (Fonds de l'école élémentaire de Saint-Jean-Saint-Germain)

- 17W40 (Fonds de la préfecture, services chargées de la coordination de la Reconstruction)

- 2O/221/34-37, 41 (cotes provisoires, Fonds de la préfecture, Service de l'administration communale)

- 953w51 (Fonds du patrimoine immobilier départemental, bâtiments de l'enseignement)

Registres d'appel journalier.

Cote/Cotes extrêmes

2340W9 (Cote)

Date

1949-1965