D - Instruction publique, sciences et arts (avant 1790)

Déplier tous les niveaux

Cote/Cotes extrêmes

D1-25 (Cote)

Date

1468-1800

Modalités d'entrées

Aux documents classés en 1878 par Charles Loiseau de Grandmaison (D1-17) ont été ajoutés au milieu des années 1990 des documents extraits d'autres séries ou retrouvés postérieurement au premier classement (D18-24). Enfin en 2017 le plan du fief de Vallières, dépendant du collège, a été déposé par la commune de Fondettes, où il se trouvait, et recoté.

Présentation du contenu

Préface de Charles Loiseau de Grandmaison (extrait)

Dans la série D (Instruction publique), nos richesses sont plus que médiocres : quelques registres et liasses concernant les collèges de Tours, Loches, l'Ile-Bouchard, Bourgueil et Saint-Paterne, voilà tout ce qui nous reste de documents qui sans doute ont été bien plus considérables. Tels qu'ils sont cependant, on peut y suivre l'histoire de notre collège de Tours, depuis le jour où les jésuites s'y établirent, en 1632, par la protection du prince de Condé, jusqu'à l'époque révolutionnaire. Après la suppression en France de l'ordre des jésuites, l'établissement, un moment administré par des séculiers, fut confié aux oratoriens. Ce collège semble avoir été prospère, mais aujourd'hui il ne reste plus des bâtiments qui y étaient affectés que l'église de Saint-François-de-Paule, construite par les jésuites, et qui, naguère encore, était une des paroisses de la ville de Tours [cette église a été victime des bombardements de 1940 et n'a pas été reconstruite].

Origine

Collège royal (Tours, Indre-et-Loire, France)

1762-1787

Cote/Cotes extrêmes

D2 (Cote)

Date

1762-1787

Importance matérielle

2 pièces, parchemin ; 32 pièces, papier.

Présentation du contenu

Procès-verbal de visite des bâtiments et de l'église du collège de Tours, par Pierre Barais, architecte, d'après l'ordonnance du lieutenant général de Touraine et du sieur Reverdy, conseiller, commissaire du bailliage et siège présidial, constatant que les bâtiments ne peuvent se diviser entre les prêtres et écoliers de la Société de Jésus et le préfet principal, professeurs et régents nouvellement établis dans ledit collège Concordat entre l'Hôtel-de-Ville et les sieurs Boulard, Groban, Maupoint, André Fourreau, Mahoudeau, etc., pour la régence du collège et la fixation de leurs appointements. Délibération du Corps de ville, ayant pour objet de donner la direction du collège aux Oratoriens ; lettre du Père de La Valette, supérieur de l'Oratoire, à M. de La Mardelle, procureur du Roi, concernant ladite délibération. Lettres patentes du Roi, du 7 décembre 1763, portant confirmation et règlement du collège de Tours, et permettant aux prêtres de la congrégation de l'Oratoire de continuer dans leur maison des conférences de théologie. Acte de cautionnement de Henri-Pierre Gouin, négociant à Tours, pour Jean Rattier, receveur du collège. Plan d'administration économique pour les affaires temporelles du collège. Arrêt de la Cour de Parlement, envoyant le principal du collège en possession de tous les biens qui appartiennent audit collège, en exécution des lettres patentes des 14 juin et 21 novembre 1763 et 30 mars 1764. État général des revenus et des charges du collège, dressé en exécution de la déclaration du 11 février 1764. Extraits des délibérations des maire, échevins et députés des paroisses et du présidial et grand bailliage de Touraine, des 15 février et 8 mars 1779, décidant d'enlever le collège aux prêtres séculiers et de le donner à ceux de l'Oratoire. Requête des professeurs et régents du collège, de Keransquet, Letort, Duromé, Nivet, Bourguin, Cathodeau, F. Fay, demandant un ordre du président lieutenant général, administrateur du collège, pour qu'il leur soit délivré copie du mémoire du sieur Caillault, principal, contenant des inculpations contre eux. Jugement rendu au bailliage de Tours entre les chanoines de Saint-Gatien, les prêtres de l'Oratoire du collège et les religieux de Saint-Julien, portant titre nouveau des rentes qui leur sont respectivement dues. Règlement de compte fait entre François-Joseph Baron, prieur de Saint-Julien, et Lebret, prêtre de l'Oratoire, procureur du collège royal, auquel ont été unis les fruits et revenus de la manse abbatiale de Saint-Julien.